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Coup d'œil |
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Ça vaut le coup d'œil.
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Sur le livre exclusif au web Bâtir un livre Par Le libraire, Stanley Péan, publié le 29/11/2011 (http://www.lelibraire.org/articles/sur-le-livre/batir-un-livre) L’équipe
du libraire a pensé qu’il serait bon de démystifier ce qui sous-tend le monde
du livre au Québec, pour tous ceux qui n’en sont pas issus. Au lieu de juger
des comportements qui relèvent probablement de la simple ignorance (achat sur
Amazon, en grande surface, etc.), nous pensons qu’un petit tour d’horizon de
la chaîne du livre au Québec permettrait à bien des gens de voir clair dans
ce milieu, à la fois culturel mais certes commercial, trop méconnu du public.
Notre espoir : que le public comprenne pourquoi un livre se vend tel ou tel
prix et l’importance des librairies pour la survie du patrimoine littéraire.
Et qui sait, peut-être que même des libraires, éditeurs ou auteurs
comprendront ainsi mieux les enjeux de chacun des maillons de la chaîne.
Parce que, oui, tous ces maillons sont fort distincts, mais ils sont pourtant
tous bien complémentaires. Et le monde du livre, bien que tricoté serré,
recèle mille visages que nous vous dévoilons avec plaisir. |
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L’ÉDITEUR Vu
par Lise Bergevin, directrice générale de Leméac éditeur Concrètement,
être éditeur c’est : Aimer
passionnément la littérature et ceux qui la font, les écrivains. Découvrir,
aller à la rencontre de nouveaux auteurs, de nouveaux textes. Et avoir le
désir de faire connaître nos découvertes au plus grand nombre de lecteurs
d’ici et d’ailleurs. Les
difficultés du métier, du milieu : Il
faut déployer beaucoup d’énergie, de stratégie pour offrir à nos écrivains
les mêmes services que les grandes maisons européennes, avec un bassin de
lecteurs dix à douze fois moindre. Ce n’est pas évident d’offrir un bon
accompagnement éditorial, une bonne direction littéraire, une diffusion
nationale et internationale avec le plus souvent des moyens fort modestes.
L’exercice demande une détermination, une vigilance de tous les instants. L’équipe
éditoriale est composée de : Sept
éditeurs : quatre pour le domaine romans et essais et un pour chacun des
autres domaines, soit histoire, jeunesse et théâtre. La maison accorde une
importance capitale à ses choix éditoriaux. Au cours des années, nous avons
été très attentifs au recrutement de collaborateurs qui nous permettent
d’enrichir sans cesse notre programme éditorial. Deux assistantes d’édition
secondent les éditeurs. Le travail de direction littéraire terminé, le
directeur de la fabrication veille avec le plus grand soin à la fabrication
des ouvrages. La directrice générale est responsable de l’établissement du
programme éditorial, du plan d’affaires et de la coordination de l’ensemble
des services de la maison. Le
livre est entre vos mains pendant : Six
mois à deux ans. C’est le temps qui s’écoule entre l’arrivée d’une première
version du manuscrit et l’étape du manuscrit final, prêt pour la mise en
fabrication. Ce que vous pensez de la chaîne actuelle du livre : Au final,
nous sommes plutôt satisfaits de la chaîne du livre, avec bien sûr des
améliorations à apporter. Le volet qui souffre le plus en ce moment est
l’espace médiatique disponible pour la promotion du livre et de la lecture.
Il manque également une volonté politique de rendre le livre plus accessible
dans les bibliothèques publiques et scolaires en accordant des budgets
d’acquisitions plus importants. Il est aussi urgent de voir comment soutenir
le réseau des librairies du Québec. Les libraires sont nos principaux
diffuseurs et, en ce moment, le réseau des librairies est extrêmement
fragilisé. Quant au volet international de diffusion des ouvrages d’origine
canadienne, il est certain que nous devons revoir nos objectifs et les moyens
mis à notre disposition pour y arriver. L’IMPRIMEUR: Vu
par André Gauvin, directeur général de l’Imprimerie Gauvin Concrètement,
être imprimeur c’est : Une
passion! Le plus beau métier du monde qui se pratique d’ailleurs depuis cinq
générations dans ma famille! C’est le plaisir de concrétiser des projets dans
lesquels mes clients s’investissent énormément. Terminer un livre de qualité,
qui sent bon l’encre et le papier et qui répond aux attentes de mes clients
me rend très fier! L’imprimerie, c’est un métier qui exige de la minutie et
la maîtrise de plusieurs techniques. Chacune des étapes de production est
importante, c’est un travail d’équipe où chaque fonction, chaque joueur est
essentiel : voilà la beauté de mon métier. Les
grands défis d’être imprimeur en 2011 : La
clientèle a des attentes de plus en plus élevées : elle veut un produit de
qualité, qui se démarque par le type de papier et d’impression ainsi que par
le design, ce qui est tout à fait légitime et même essentiel à l’ère du
numérique! Cela demande à l’imprimeur d’effectuer plus de manipulations avec
plus de minutie, mais bien souvent sans qu’on lui alloue plus de temps.
D’autre part, s’approvisionner en papier peut parfois être ardu. De plus en
plus de papiers nécessitent une fabrication spéciale et demandent un temps
d’attente considérable. Ainsi, comment sortir un livre en quinze jours
ouvrables ou moins quand il faut attendre le papier spécial pendant deux
semaines? Selon moi, nous sommes à l’aube des grands changements de ce type. L’équipe
est composée de : La
direction, l’administration incluant le service à la clientèle, le service de
prépresse (analyse des documents, épreuves, plaques, archives), le
département d’impression (presses numériques et conventionnelles), le
département de finition (pliage, laminage, assemblage), le département de
reliure (reliure allemande, brochage, coupage) et finalement, le département
d’expédition (contrôle de la qualité, emballage, expédition). Le
livre est entre vos mains pendant : Plus
ou moins dix jours ouvrables, dépendamment de la complexité du travail à
effectuer. Ce
que vous pensez de la chaîne actuelle du livre : Avec
l’arrivée du livre électronique et la réduction de la durée de vie des livres
papier en librairie, un des réflexes de l’industrie est la diminution des
tirages. Pour moi, c’est très positif puisque je me spécialise dans le court
et moyen tirage. L’impact des nouvelles technologies se ressent aussi dans
l’équipement de pointe qui réduit nos temps et nos coûts de production. On
note aussi l’augmentation de l’impression à la demande, qui m’amène une
nouvelle clientèle d’autoédition à très court tirage. Bref, j’envisage le
futur très positivement! Je continue à croire que le livre papier en tant
qu’objet survivra à toute la nouvelle technologie. Il y aura toujours un
marché pour des beaux livres de qualité, bien imprimés, bien reliés.
L’imprimerie Gauvin existe depuis 120 ans et elle est là pour rester! LE
DIFFUSEUR Vu
par Guy Gougeon, directeur général de Flammarion Ltée Concrètement,
être diffuseur c’est : Être
responsable de tout ce qui est lié à la commercialisation et à la mise en
marché des livres. Pour les nouveautés, on évalue le potentiel commercial de
chacun des titres, on prépare ensuite les outils qui servent à la
présentation des livres aux acheteurs (communiqués de presse, argumentaires,
etc.) et ensuite on rencontre les libraires pour déterminer la quantité de
chacun de ces titres qu’ils commanderont. Les
beautés du métier : À
mon avis, pour tous ceux qui travaillent dans le milieu du livre, la beauté
du métier demeurera toujours le contenu. Nous évoluons dans un milieu
extrêmement riche culturellement. En plus des écrivains, nous avons le
privilège de rencontrer des personnalités issues de tous les domaines
(cinéastes, dramaturges, politiciens, etc.). Les
difficultés du métier, du milieu : La
plus grande difficulté est la même que partout dans le milieu du livre : le nombre
considérable de nouveautés. Les milliers d’exemplaires qui paraissent tous
les ans demandent beaucoup d’organisation et une gestion rigoureuse. De plus,
comme le marché québécois comprend également la production littéraire de la
France, cela ajoute à la compétition lorsqu’il est question de diffuser tous
ces titres. Aussi, on note que la durée de vie des livres en librairie
diminue en raison de cette production L’équipe
est composée de : En
général, une équipe de diffusion comprend un directeur commercial aidé d’une
équipe de représentants qui se déplacent en librairie. Parfois, comme c’est
le cas pour Flammarion, l’équipe comprend également un délégué pédagogique
qui travaille de façon plus pointue avec la clientèle en milieu scolaire. En
général, ces équipes de diffusion sont appuyées par différents assistants
responsables de la publicité, de la planification des offices et des
opérations promotionnelles, de la préparation des outils de vente et de la
gestion des stocks. Finalement, un responsable des communications et des
attachés de presse complètent l’équipe en assurant le suivi avec les médias
et en organisant les tournées de presse des auteurs. Le
livre est entre vos mains pendant : Toute
la durée de vie du livre. Nous sommes l’intermédiaire s’ajustant à tous les
autres maillons et nous devons répondre aux demandes des libraires et des
médias lorsque cela se présente. Ce
que vous pensez des nouvelles technologies : L’arrivée
du livre numérique constitue un tournant historique pour notre milieu. Même
s’il est impossible de prédire les conséquences, à terme, de ce nouveau
format pour notre marché, je considère qu’il s’agit pour nous d’un formidable
défi à relever et je suis très enthousiaste à la perspective de mettre en
place un réseau de diffusion pour ce produit. LE
DISTRIBUTEUR Vu
par Guy Langlois, président du conseil et chef de la direction Prologue Concrètement,
être distributeur c’est : Être
au service à la fois des éditeurs et des libraires et leur permettre d’être
le plus performant possible grâce à la très grande compétence et l’expérience
de notre personnel, ainsi qu’à la très grande qualité de nos équipements et
de nos systèmes informatiques et logistiques qui doivent être constamment mis
à niveau. Les
principaux défis auxquels les distributeurs doivent faire face sont les
suivants : Assurer
la distribution d’un très grand nombre de titres à un réseau de librairies
qui a une capacité nécessairement limitée. On peut se demander si le réseau
de détaillants n’a pas atteint son niveau de saturation. Réduire les délais
de livraison – en particulier pour les réassorts – des livres qui viennent
d’Europe et d’Asie, alors que le distributeur est souvent à la merci des
grévistes dans les ports européens ou du nombre de bateaux mis à la disposition
de ses transitaires. Investir constamment et de la bonne façon dans les
systèmes informatiques et logistiques, tant pour le livre imprimé que
numérique. Composer avec les grands distributeurs de livres numériques qui
veulent imposer leurs règles et leurs façons de faire en fonction de leurs
propres intérêts, qui sont souvent contraires aux intérêts des éditeurs et
des librairies. L’équipe
est composée de : Le
personnel impliqué dans nos services de distribution comprend une directrice
des opérations, un directeur de production et un directeur de production
adjoint, une répartitrice, des chefs d’équipes, des spécialistes en gestion
des stocks, une directrice des opérations informatiques, un administrateur de
réseaux, des programmeurs-analystes, une directrice du marketing numérique
ainsi qu’une superviseure au service à la clientèle. Le
livre est entre vos mains pendant : Un
livre demeure actif dans nos systèmes aussi longtemps que l’éditeur le
maintient à son catalogue. La quantité d’exemplaires de chaque titre que nous
gardons dans nos entrepôts varie en fonction des ventes de ce titre. Nous
offrons également un service d’entreposage à nos éditeurs. Ce
que vous pensez de la chaîne actuelle du livre : La
chaîne du livre est appelée à changer au cours des prochaines années avec le
développement du livre numérique. Chez Prologue, nous croyons beaucoup à la
distribution multiplateforme. Nous avons en conséquence développé notre
propre entrepôt numérique afin d’offrir, aux éditeurs et aux libraires, tous
les services pertinents à la distribution de livres numériques de façon
conjointe et complémentaire à la distribution de livres imprimés. Dans le
contexte de l’arrivée des livres numériques, il est essentiel de maintenir
voire de renforcer notre réseau de librairies. Il faut tout faire pour éviter
la fermeture de librairies et de chaînes de librairies comme les États-Unis
et l’Angleterre l’ont vécu récemment. La perte de librairies mène tout droit
à la croissance du livre électronique aux dépens du livre imprimé. LE
LIBRAIRE Vu
par Alexandre Bergeron, directeur et co-propriétaire de la librairie Larico à
Chambly Concrètement,
être libraire c’est : Selon
le Petit Robert, un libraire est « un marchand vendant des livres ». Dans les
faits, le rôle d’un libraire est beaucoup plus large. Il agit à la fois comme
vendeur de rêve, conseiller auprès de la clientèle et joue même à l’occasion
le rôle de psychologue! Bref, un libraire aujourd’hui doit être beaucoup plus
polyvalent qu’autrefois. Pour réussir dans ce métier, il faut d’abord suivre
l’actualité littéraire au quotidien. Plusieurs informations circulent dans
les divers médias. Régulièrement, les ventes d’un livre ne décollent pas lors
de sa mise en marché, mais plutôt à cause d’un élément déclencheur quelques
semaines plus tard. Il faut demeurer vigilant! Finalement, des talents de
magicien sont nécessaires afin de mettre en évidence tous les titres
d’actualité dans un espace souvent très restreint. Les
difficultés du métier : Les
questions d’ordre financier constituent les principaux défis à relever. Sur
une marge brute de 37% générée à la vente d’un livre papier, le bénéfice net
n’est que de 1 à 2%! Le résultat est que, pour la première fois depuis
plusieurs décennies, aucune nouvelle librairie n’a vu le jour en 2010 au
Québec, alors que sept ont fermé! Avec l’apparition du livre numérique qui se
vend environ 25% moins cher que le livre papier, le libraire devra vendre
trois à quatre fois plus de livres numériques afin d’obtenir les mêmes
résultats. L’équipe
est composée de : D’abord,
une personne responsable des achats et des retours a la tâche de gérer
l’inventaire. Elle doit rencontrer les représentants afin de déterminer la
quantité de livres à recevoir parmi les nouveautés, elle effectue le suivi
des seuils (les livres à garder en stock) et elle décide après quelques mois
quels livres seront retournés chez le distributeur. Ensuite, une personne (ou
plusieurs, selon la taille de la librairie) est affectée à la réception du
livre dans le système informatique. Arrive ensuite l’étape de la vente. En
premier lieu, une personne responsable des collectivités s’occupe de vendre
des livres auprès des écoles et des bibliothèques publiques. La
commercialisation du livre se fait également en magasin et pour répondre à ce
besoin très important, une équipe de libraires est nécessaire. Cette équipe
apporte également son aide au traitement de différentes tâches (classement,
sortie de livres lors de commandes d’institutions, retours auprès des
distributeurs, etc.). Pendant
combien de temps le livre est-il entre vos mains? Les
nouveautés reçues en magasin appartiennent au libraire pour une période
donnée variant de trois mois à un an. C’est la prérogative du libraire de
déterminer la durée du livre en magasin selon différentes variables. Les
ventes, les promotions éventuelles, la période de l’année et la stratégie
média prévue pour le livre sont toutes des critères à considérer. Par la
suite, si le libraire recommande un volume, il n’est plus assujetti à un
retour chez le distributeur. Globalement,
que pensez-vous de la chaîne actuelle du livre? L’industrie
a toujours été fragmentée par secteur d’activité, mais l’apparition du livre
numérique force tout le monde à revoir son rôle dans la chaîne. Notre
industrie est en mutation à une époque où les dirigeants approchent de la
retraite et où la relève est assez limitée. Maintenant, la compétition n’est
plus seulement régionale, mais internationale avec la croissance des ventes
en ligne. Les projets collectifs, comme RueDesLibraires.com, deviennent donc
impératifs. Bref, le libraire doit s’adapter et se tailler une place dans le
nouveau modèle économique défini par le commerce numérique, tout en
conservant son savoir-faire. |
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Répartition
du prix du livre au Québec Éditeur:
13% Distributeur
/ diffuseur: 17% Auteur:
10% Imprimeur:
20% Libraire: 40% |
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MAIS…
le seul acteur de la chaîne recevant assurément son dû pour chacun des livres
est l’imprimeur. Pour les autres, tout dépend du nombre de livres vendus. MAIS…
le coût du transport est assumé par la librairie (lors des commandes
spéciales, des retours, des réassorts et des mises en place) ainsi que par le
distributeur. On doit donc ajouter à leurs dépenses, les coûts (faramineux,
vous diront-ils!) du transport. MAIS…
la meilleure façon pour un éditeur de faire des profits est la réimpression.
À ce moment, il économise sur certaines tâches déjà payées (le graphisme, les
droits des illustrations, la révision linguistique, la correction d’épreuves,
etc.). |
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Denis Coté J'ai quatre inédits dans mes tiroirs, je ne suis pas
pressé de les publier parce que ça donnerait quoi? Je veux que mes livres soient
lus et j'espère en vivre. Au Québec, on accepte qu'un écrivain soit
simplement un écrivain du dimanche. Ce qui est souhaitable, c'est que les
écrivains vivent de leur métier. Moi qui vendais en 1990, 75000 exemplaires
dans une année, eh bien j'en vends aujourdh'hui mille. Je fais quoi avec ça?
Ça me rapporte 1000$ pour quatre mois de travail. Non!! Pessimiste, Denis Côté? Il est surtout un battant, un
écrivain vif et lucide, un citoyen de son temps. Afin de contrer le problème
ou plutôt de s'adapter à son époque, il se tourne vers le numérique. |
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Depuis Octobre 2012, il a commencé à publier en format
numérique certains de ses livres épuisés, en tant qu'éditeur indépendant. Il
a quatre livres sur Internet en format numérique. Une des choses intéressantes
avec ce support est la rentabilité. Par exemple, lorsque Côté vend un roman
1$, il reçoit 70¢ sur la vente de celui-ci. s'il le vend 3$, il en reçoit
2,10$. Nous sommes loin des 10% touchés par l'auteur dans le marché du livre
traditionnel. C'est avantageux pour l'auteur et pour l'acheteur; le seul
intermédiaire entre les deux, c'est la plateforme numérique. Tiré de la revue
Lurelu automne 2013 . |
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